Jeudi 5 novembre 2009

Je suis venue vous dire que je suis très contente des dix années passées en votre compagnie.

A toi, le vieux, je pourrais reprocher ton air bougon, tes pieds un peu baladeurs, aux intentions malsaines surtout quand j’ai un peu brutalement visité les plates-bandes de ton potager ou que  j’ai caressé de trop près les cactus qui s’épanouissent sous la véranda. Malgré tout, c’est à toi que je dois mon petit déjeuner quotidien et ceci compense bien cela.

A toi, la vieille, je reconnais plus de douceur et de mansuétude, et je te sais gré de m’offrir chaque jour tes genoux accueillants- oh ! Je ne suis pas dupe, je sais que tu y trouves ton compte, toi qui a toujours froid ! Quoiqu’il  en soit, je préfère leur moelleux  et leur tiédeur à l’atmosphère- certes confortable mais sans commune mesure- de mon panier. Je mettrai également à ton actif les petites noisettes de beurre dont tu me gratifies pratiquement chaque matin, elles m’aident à continuer à avoir un poil brillant malgré mon grand âge.

Je voudrais en profiter pour te présenter mes excuses en ce qui concerne ces petites mésanges que tu aimes tant et que je ne peux m’empêcher de pourchasser ; j’ai un peu honte, mais c’est plus fort que moi : lorsque je les vois perchées à hauteur de mes yeux, il me vient des démangeaisons dans les pattes et je ne peux retenir mon élan. Conviens  que ce n’est pas dramatique car elles sont prestes et agiles et moi, vieille et arthritique (comme toi !)

Voilà ce que je voulais vos dire à tous les deux, j’espère que malgré tout, vous ne regrettez pas de m’avoir sauvée des griffes de ce vilain vétérinaire qui voulait m’euthanasier il y a de cela maintenant bien plus de dix ans !

J’ose espérer que nous allons encore vivre quelques heureuses années ensemble.

         Votre vieille chartreuse affectionnée. Gribouille

Par Jakline - Publié dans : mots en vrac - Communauté : Les mots offerts
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Mercredi 4 novembre 2009
Gare de Lyon, six heures du matin. Il tenait à bout de bras une vieille petite valise à l’air bien fatigué.
Il portait un bleu de travail qui avait de nombreuses heures à son actif. Allait-il travailler ? Son allure lasse, à cette heure de la journée aurait pu nous le laisser supposer.
Il semblait perdu dans ses pensées 
Il venait d’arriver sur le quai  lorsque le train arriva entra en gare.  Il y faisait déjà  une lumière éclatante de fin d’été ; pas du tout un temps propice à écrire mais plutôt à faire un joli rêve.
Allait-il profiter du voyage pour rédiger ce courrier qu’il devait  impérativement  envoyer à son amie  pour mettre fin à toute équivoque ?...


défi n° 10 chez Bruno// croqueurs de mots

Je n'ai pas résisté à l'envie d'y adjoindre " La valise" de R. Devos.
Par Jakline - Publié dans : mots en vrac - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 3 novembre 2009



« Quand le maître verrier qui m’a donné naissance

M’a déposé ici, je n’osais espérer

Avoir pareille chance. Moi, pouvoir demeurer

En votre compagnie, en si gente présence ?

 

-Monsieur,  je vous sais gré de votre bienveillance,

C’est bien plutôt à moi de savoir m’entourer

Des  précieux conseils  que vous me donnerez

Car, j’en suis convaincu, vous avez connaissance

 

De la vie plus que moi. » Devisant gentiment

Nos deux amis de verre voyaient l’attroupement

Des badauds ébahis par leur pose féline.

 

Chacun les admirait et se félicitait

De pouvoir contempler d’aussi jolis portraits

Figés à tout jamais sous forme cristalline.


**photo gentiment prêtée par Azalaïs
Par Jakline - Publié dans : mes poèmes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 1 novembre 2009

J’aurais aimé, à l’image de Mademoiselle de Scudéry, ne connaître que les chemins de l’amour et parcourir sans trêve la carte de Tendre.

Las, depuis  déjà trop longtemps, ne me reste plus que la navigation sur le Lac d’Indifférence.

Oubliés les regards langoureux,

Oubliés les serments amoureux.

Perdues les promesses d’éternité,

Perdues les heures de sérénité.

Mon lot quotidien se nomme isolement, le voyage en solitaire est ma seule certitude.

J’erre et je me perds sur ce Lac d’Indifférence.

Par Jakline - Publié dans : mots en vrac - Communauté : papierlibre
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Vendredi 30 octobre 2009





Je ne te promets pas

Une vie rêvée

De  contes de fées

Je ne suis pas magicien.

 

Je ne te promets pas

Richesse et bonheur

Renom et honneur

Je ne suis pas tout puissant.

 

Je ne te promets pas

Un monde sans heurt

Une vie sans malheur

Je ne maîtrise pas l’Avenir.

 

Mais je te promets

D’être toujours là

Quand tu me le demanderas.

Par Jakline - Publié dans : mots en vrac - Communauté : Les mots offerts
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