Jeudi 12 novembre 2009
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20:31
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Derrière le rideau blanc
La lune lui sourit.
Ah ! si je l’attrapais
Vite, je serais guéri.
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Il appelle maman
« Maman, je vous en prie
Décrochez-moi la lune
Et je serai guéri ! »
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Maman rit et répond :
« Mais non, jeune étourdi,
La lune n’est pas un ballon. »
Et vite, elle s’enfuit.
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Maman entre et sourit.
Elle porte sur un plat décoré
Une crêpe ronde et dorée.
Pierre regarde la lune, ébahi.
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Dans le ciel étoilé
La lune lui
sourit.
Dans le plat décoré
La crêpe attend.
Petit Pierre sourit,
Petit Pierre est guéri.
**libre adaptation d’un conte traditionnel.
consigne des Impromptus la semaine dernière
Par Jakline
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Publié dans : mes poèmes
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Mercredi 11 novembre 2009
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11:35
Bien au chaud dans ma chaussette
Serré là, contre son cœur
Je me promène en vainqueur
Avec la belle Lucette.
J’aime la moindre facette
De son sourire moqueur
Bien au chaud dans ma chaussette
Serré là contre son cœur.
Partager ses cinq à sept
Ce n’est pas un
crève-cœur.
Je l’admire ma Lucette,
Elle est ma dame de chœur
Bien au chaud dans ma chaussette.
mots de tête n° 11 de Brunô - objet personnifié
Par Jakline
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Publié dans : mes poèmes
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Dimanche 8 novembre 2009
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15:32

Est-il besoin de commentaires à cette petite carte reçue il y a déjà quelques
temps...
Par Jakline
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Publié dans : humeur du jour
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Jeudi 5 novembre 2009
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23:37
Je suis venue
vous dire que je suis très contente des dix années passées en votre compagnie.
A toi, le
vieux, je pourrais reprocher ton air bougon, tes pieds un peu baladeurs, aux intentions malsaines surtout quand j’ai un peu brutalement visité les plates-bandes de ton potager ou que j’ai caressé de trop près les cactus qui s’épanouissent sous la véranda. Malgré tout, c’est à toi que je dois mon petit déjeuner quotidien et ceci compense bien
cela.
A toi, la
vieille, je reconnais plus de douceur et de mansuétude, et je te sais gré de m’offrir chaque jour tes genoux accueillants- oh ! Je ne suis pas dupe, je sais que tu y trouves ton compte, toi
qui as toujours froid ! Quoiqu’il en soit, je préfère leur moelleux et leur tiédeur à
l’atmosphère- certes confortable mais sans commune mesure- de mon panier. Je mettrai également à ton actif les petites noisettes de beurre dont tu me gratifies pratiquement chaque matin, elles
m’aident à continuer à avoir un poil brillant malgré mon grand âge.
Je voudrais en
profiter pour te présenter mes excuses en ce qui concerne ces petites mésanges que tu aimes tant et que je ne peux m’empêcher de pourchasser ; j’ai un peu honte, mais c’est plus fort que
moi : lorsque je les vois perchées à hauteur de mes yeux, il me vient des démangeaisons dans les pattes et je ne peux retenir mon élan. Conviens
que ce n’est pas dramatique car elles sont prestes et agiles et moi, vieille et arthritique (comme toi !)
Voilà ce que
je voulais vous dire à tous les deux, j’espère que malgré tout, vous ne regrettez pas de m’avoir sauvée des griffes de ce vilain vétérinaire qui voulait m’euthanasier il y a de cela maintenant
bien plus de dix ans !
J’ose espérer
que nous allons encore vivre quelques heureuses années ensemble.
Votre vieille chartreuse affectionnée. Gribouille
Par Jakline
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Publié dans : mots en vrac
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Mercredi 4 novembre 2009
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22:21
Gare de
Lyon, six heures du matin. Il tenait à bout de bras une vieille petite valise à l’air bien fatigué.
Il portait un bleu de travail qui avait de nombreuses heures à son actif. Allait-il travailler ? Son allure lasse, à cette heure de la journée aurait pu nous le laisser supposer.
Il semblait perdu dans ses pensées.
Il venait d’arriver sur le quai lorsque le train arriva entra en gare. Il y faisait
déjà une lumière éclatante de fin d’été ; pas du tout un temps propice à écrire mais plutôt à faire un joli rêve.
Allait-il profiter du voyage pour rédiger ce courrier qu’il devait impérativement envoyer à son amie pour mettre fin à toute équivoque ?...
défi n° 10 chez Bruno//
croqueurs de mots
Je n'ai pas résisté à l'envie d'y adjoindre " La valise" de R. Devos.
Par Jakline
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Publié dans : mots en vrac
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