Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 20:27

Les feuilles mortes au bras du vent

Dansent une folle farandole

Elles brillent sous les girandoles

Et tapissent  le toit de l’auvent.

C’est une feuille rousse

Qui danse sur la mousse

C’est une feuille brune

Qui tremble sous la lune

C’est une feuille d’or

Qui pour l’hiver s’endort.

 

Les feuilles mortes au gré du vent

Sautent, s’envolent et caracolent

Sans cérémonie, sans protocole

Notes de l’automne s’achevant.

 

Notes dorées du châtaignier

Qui craquent  tristement sous le pied

Notes cuivrées du noisetier

Qui palpitent sur l’herbe du pré.

 

Les feuilles mortes pleuvent dru

Comme les larmes de l’été

Qui s’enfuit.



Un texte pour les Impromptus, entre deux "préoccupations" familiales.
J'espère pouvoir bientôt être un peu plus présente, mais je surfe" grave" ( comme dit ma petite fille de 13 ans) sur mes "lignes de fuite" en ce moment...
Par Jakline - Publié dans : mes poèmes - Communauté : Inspirations poétiques
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 23:11

Si tu veux le rattraper

Cours-y vite, cours -y vite

Tu le poursuis,  il t’évite

Tu tentes de le happer

 

Mais il joue  à t’échapper.

Autour de toi il gravite

Si tu veux le rattraper

Cours-  y vite, cours- y vite

 

Laisse-le t’envelopper

Tu le perçois, il palpite

Il te rejoint, il s’invite

Tu  ne dois pas achopper

Si tu veux le rattraper.

 

Par Jakline - Publié dans : mes poèmes - Communauté : Inspirations poétiques
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 22:26




Elle trottine délicatement

Tout au long des heures, sans lassitude.

Elle hésite, vainc son inquiétude

Et avance précautionneusement.

 

Elle ne retient plus le tremblement

Qui, chaque jour, lui rend la vie plus rude.

Elle trottine délicatement

Tout au long des heures, sans  lassitude.

 

Elle s’active, sans relâchement.

Elle s’épuise jusqu’à l’hébétude

Elle veut masquer sa décrépitude

Et faire oublier son accablement.


Elle trottine délicatement.

Par Jakline - Publié dans : mes poèmes - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 00:34

Lorsque j’étais une toute petite fille, j’avais la chance d’habiter un grand domaine, au fin fond de la campagne. J’y vivais en relative liberté, sous la surveillance bienveillante  d’une grand-mère, deux tantes, deux oncles et une marraine aux dons exceptionnels. Je passais la plupart de mon temps à jouer avec trois cailloux et deux bouts de ficelle, ou à coiffer, habiller, déshabiller mes poupées de maïs dès que ces  jouets providentiels arrivaient à bonne taille au milieu du champ.

J’étais donc une petite fille heureuse et comblée. J’avais, en été particulièrement, un autre centre d’intérêt : l’abreuvoir où les vaches, en fin d’après-midi, venaient se désaltérer  avant de réintégrer leur étable où elles donneraient- bon gré, mal gré,- leur lait à la fermière. Cet abreuvoir, quand il n’était pas fréquenté par les bovins, représentait mon lieu de prédilection ; au grand désespoir de ma grand-mère qui me voyait toujours sur le point d’attraper " une fluxion de poitrine ", tant j’en ressortais trempée jusqu’à l’os !

A la fin de l’été de mes deux ans je crois, mon père eut la bonne initiative de planter au coin de cet abreuvoir deux jeunes treilles qui ne présentaient à ce moment là que des petites pousses vertes, fragiles. De mon poste de jeu, elles étaient au premier plan, et bientôt, il devint évident qu’elles feraient une délicieuse salade pour mes poupées de maïs. Je procédai donc à une cueillette minutieuse qui ne laissa que quelques " trognons" sur la racine de vigne. Bien sûr, mon père ne tarda pas à se rendre compte des dégâts. Il n’avait pas coutume de me gronder et il ne le fit pas ; il m’expliqua calmement ce que représentaient pour lui ces treilles, quels espoirs de récoltes futures il avait imaginées, mais que cela demandait du temps, de la patience et du soin, ce qui n’était pas exactement ce que j’avais fait !

J’oubliai vite dans les jours suivants, et les treilles complètement dépouillées et les recommandations paternelles. Cependant, quelques semaines plus tard, je remarquai que de nouvelles pousses avaient surgi, elles me semblèrent encore plus appétissantes( !) que les premières et le sermon paternel n’avait  pas laissé la moindre trace dans ma petite tête !  Mes jolies poupées furent donc une deuxième fois invitées à déguster une salade à ma façon. Le soir, lorsque mon père, rentrant harassé de sa journée de dur labeur, se rendit compte de mon méfait, le ton se durcit un peu ; il me rappela ses recommandations et alla jusqu’à me menacer de la fessée en cas de récidive.

Et… ce qui devait arriver arriva ; il fallait bien que ça arrive : je ne sus pas résister à une nouvelle cueillette en voyant les belles pousses toutes tendres reverdir une fois de plus et cette fois, j’eus droit à ma fessée !! Bien méritée, sans doute, et utile semble- t- il, puisque je n’ai plus jamais eu envie de proposer une salade à mes poupées ; elles ont du se contenter de gâteaux de terre joyeusement humectés à l’eau de l’abreuvoir. Je vous l’ai dit : j’étais une petite fille heureuse, à ma connaissance, c’est la seule fessée que mon père ne m’ait jamais donnée.

 NB : Les treilles recouvrent actuellement une bonne partie des murs du domaine.

J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce petit bout d'enfance pour la consigne  de la semaine chez les Impromptus

Par Jakline - Publié dans : mes souvenirs - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 13:25

D’ombres et de lumière

D’idées douces amères

D’avant en arrière

Ainsi va ma vie sur terre.

 

D’arrière en avant

D’hivers en printemps

De rires brefs en mornes temps

De futur et de maintenant

Je veux conjuguer chaque instant

Au bonheur présent.

 

D’ombres et de lumière

D’idées douces amères

D’avant en arrière

Ainsi va ma vie sur terre.

 

Je ne veux pas laisser l’amer

Submerger mon ordinaire

Il me faut fuir clinquants et chimère

Et puis combattre la misère

Porter toujours haut et fier

Même s’il faut, pour ce faire,

Préférer l’ombre à la lumière.

Composé sur une idée d'Enriqueta

Par Jakline - Publié dans : mots en vrac - Communauté : Les mots offerts
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