Jeudi 19 novembre 2009
4
19
11
2009
09:50
Même si je le
voulais
Je ne serais pas
maître
Dans mes vers, de ce mètre
Dont me parlaient mes
pairs
Mais qu’ignorait mon
père.
Où faut-il donc le
mettre ?
Faut bien que je
l’admette
Je dois chercher mes
mots.
Je n’ai pas la
recette
Pour exprimer mes
maux.
Je cisèle mes
vers
Jusqu’en devenir vert
Je ne suis qu’un pauvre
hère
Aux paroles sans
air.
N’est pas poète qui
veut
Excusez- moi du
peu
Je fais ce que je
peux
Et s’il ya un
vœu
Qu’ici bas je formule
C’est de pouvoir sur
l’heure
Maîtriser la
formule
Sans fatigue et sans
heurt.
Par Jakline
9
Jeudi 12 novembre 2009
4
12
11
2009
20:31
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Derrière le rideau blanc
La lune lui sourit.
Ah ! si je l’attrapais
Vite, je serais guéri.
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Il appelle maman
« Maman, je vous en prie
Décrochez-moi la lune
Et je serai guéri ! »
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Maman rit et répond :
« Mais non, jeune étourdi,
La lune n’est pas un ballon. »
Et vite, elle s’enfuit.
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Maman entre et sourit.
Elle porte sur un plat décoré
Une crêpe ronde et dorée.
Pierre regarde la lune, ébahi.
Petit Pierre est souffrant
Petit Pierre est au lit
Dans le ciel étoilé
La lune lui
sourit.
Dans le plat décoré
La crêpe attend.
Petit Pierre sourit,
Petit Pierre est guéri.
**libre adaptation d’un conte traditionnel.
consigne des Impromptus la semaine dernière
Par Jakline
13
Mercredi 11 novembre 2009
3
11
11
2009
11:35
Bien au chaud dans ma chaussette
Serré là, contre son cœur
Je me promène en vainqueur
Avec la belle Lucette.
J’aime la moindre facette
De son sourire moqueur
Bien au chaud dans ma chaussette
Serré là contre son cœur.
Partager ses cinq à sept
Ce n’est pas un
crève-cœur.
Je l’admire ma Lucette,
Elle est ma dame de chœur
Bien au chaud dans ma chaussette.
mots de tête n° 11 de Brunô - objet personnifié
Par Jakline
10
Mardi 3 novembre 2009
2
03
11
2009
20:45
« Quand le maître verrier qui m’a donné naissance
M’a déposé ici, je n’osais espérer
Avoir pareille chance. Moi, pouvoir demeurer
En votre compagnie, en si gente présence ?
-Monsieur, je vous sais gré de votre bienveillance,
C’est bien plutôt à moi de savoir m’entourer
Des précieux conseils que vous me donnerez
Car, j’en suis convaincu, vous avez connaissance
De la vie plus que moi. » Devisant gentiment
Nos deux amis de verre voyaient l’attroupement
Des badauds ébahis par leur pose féline.
Chacun les admirait et se félicitait
De pouvoir contempler d’aussi jolis portraits
Figés à tout jamais sous forme cristalline.
**photo gentiment prêtée par Azalaïs
Par Jakline
8
Samedi 24 octobre 2009
6
24
10
2009
20:27
Les feuilles mortes au bras du vent
Dansent une folle farandole
Elles brillent sous les girandoles
Et tapissent le toit de
l’auvent.
C’est une feuille rousse
Qui danse sur la mousse
C’est une feuille brune
Qui tremble sous la lune
C’est une feuille d’or
Qui pour l’hiver s’endort.
Les feuilles mortes au gré du vent
Sautent, s’envolent et caracolent
Sans cérémonie, sans protocole
Notes de l’automne s’achevant.
Notes dorées du châtaignier
Qui craquent tristement sous le
pied
Notes cuivrées du noisetier
Qui palpitent sur l’herbe du pré.
Les feuilles mortes pleuvent dru
Comme les larmes de l’été
Qui s’enfuit.
Un texte pour les Impromptus, entre deux "préoccupations" familiales.
J'espère pouvoir bientôt être un peu plus présente, mais je surfe" grave" ( comme dit ma petite fille de 13 ans) sur mes "lignes de fuite" en ce moment...
Par Jakline
14
Dimanche 4 octobre 2009
7
04
10
2009
23:11
Si tu veux
le rattraper
Cours-y vite, cours -y
vite
Tu le poursuis, il t’évite
Tu tentes de le
happer
Mais il joue à t’échapper.
Autour de toi il gravite
Si tu veux le
rattraper
Cours- y vite, cours- y vite
Laisse-le
t’envelopper
Tu le perçois, il
palpite
Il te rejoint, il
s’invite
Tu ne dois pas achopper
Si tu veux le
rattraper.
Par Jakline
18
Mardi 29 septembre 2009
2
29
09
2009
22:26
Elle trottine délicatement
Tout au long des heures, sans lassitude.
Elle hésite, vainc son
inquiétude
Et avance précautionneusement.
Elle ne retient plus le tremblement
Qui, chaque jour, lui rend la vie plus rude.
Elle trottine délicatement
Tout au long des heures, sans
lassitude.
Elle s’active, sans relâchement.
Elle s’épuise jusqu’à l’hébétude
Elle veut masquer sa décrépitude
Et faire oublier son accablement.
Elle trottine délicatement.
Par Jakline
10
Dimanche 12 juillet 2009
7
12
07
2009
10:39
Trois coquelicots
dans leur habit rouge flamme
colline éclairée
Pour le thème de la semaine" rouge" un haïku que j'avais écrit il y a déjà quelques temps.
Un petit coucou en passant.....
Par Jacqueline
9
Mercredi 1 juillet 2009
3
01
07
2009
23:29
Le soir à la veillée grand-mère racontait
L’histoire d’un géant terrible et magnifique
Où celle de la bête affreuse et maléfique
Qui, aimant les humains, dans son antre emportait
La moindre créature et là, la dégustait.
Cette histoire infernale au dénouement tragique
Avait pour nous enfants une couleur magique
Qui nous impressionnait et nous
épouvantait
Chacun voyait la bête et griffue et ailée
Dotée d’une puissance encore inégalée
Mémé n’oubliait pas le détail redondant
Qui en faisait un monstre enchanteur et horrible
Il était la vedette aux yeux des plus terribles.
Il avait nom connu : la bête du Gévaudan.
Thème de la semaine chez Impromptus
Par Jakline
12
Mardi 30 juin 2009
2
30
06
2009
13:41
Le vent
soufflait dans tes cheveux
Ta nuque
avait un parfum d’ambre
Je me
surpris à faire un vœu
Un samedi
soir sur la terre
La
grand-mère gardait la chambre
Elle ne
voulait plus bouger
On était
alors en décembre
Un samedi
soir sur la terre
Il n’avait
plus rien à manger
Dans son
pays, c’était la guerre
Il aurait
voulu tout changer.
Un samedi
soir sur la terre.
Elle était heureuse naguère
Elle entend
encor son aveu
Mais elle
n’espère plus guère
Le vent
flottait dans ses cheveux
Un samedi
soir sur la terre
Sur une suggestion d' Oiseau Lyre ( Déborah)
Par Jakline
10