mes poèmes

Mardi 3 novembre 2009



« Quand le maître verrier qui m’a donné naissance

M’a déposé ici, je n’osais espérer

Avoir pareille chance. Moi, pouvoir demeurer

En votre compagnie, en si gente présence ?

 

-Monsieur,  je vous sais gré de votre bienveillance,

C’est bien plutôt à moi de savoir m’entourer

Des  précieux conseils  que vous me donnerez

Car, j’en suis convaincu, vous avez connaissance

 

De la vie plus que moi. » Devisant gentiment

Nos deux amis de verre voyaient l’attroupement

Des badauds ébahis par leur pose féline.

 

Chacun les admirait et se félicitait

De pouvoir contempler d’aussi jolis portraits

Figés à tout jamais sous forme cristalline.


**photo gentiment prêtée par Azalaïs
Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Samedi 24 octobre 2009

Les feuilles mortes au bras du vent

Dansent une folle farandole

Elles brillent sous les girandoles

Et tapissent  le toit de l’auvent.

C’est une feuille rousse

Qui danse sur la mousse

C’est une feuille brune

Qui tremble sous la lune

C’est une feuille d’or

Qui pour l’hiver s’endort.

 

Les feuilles mortes au gré du vent

Sautent, s’envolent et caracolent

Sans cérémonie, sans protocole

Notes de l’automne s’achevant.

 

Notes dorées du châtaignier

Qui craquent  tristement sous le pied

Notes cuivrées du noisetier

Qui palpitent sur l’herbe du pré.

 

Les feuilles mortes pleuvent dru

Comme les larmes de l’été

Qui s’enfuit.



Un texte pour les Impromptus, entre deux "préoccupations" familiales.
J'espère pouvoir bientôt être un peu plus présente, mais je surfe" grave" ( comme dit ma petite fille de 13 ans) sur mes "lignes de fuite" en ce moment...
Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Dimanche 4 octobre 2009

Si tu veux le rattraper

Cours-y vite, cours -y vite

Tu le poursuis,  il t’évite

Tu tentes de le happer

 

Mais il joue  à t’échapper.

Autour de toi il gravite

Si tu veux le rattraper

Cours-  y vite, cours- y vite

 

Laisse-le t’envelopper

Tu le perçois, il palpite

Il te rejoint, il s’invite

Tu  ne dois pas achopper

Si tu veux le rattraper.

 

Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Mardi 29 septembre 2009




Elle trottine délicatement

Tout au long des heures, sans lassitude.

Elle hésite, vainc son inquiétude

Et avance précautionneusement.

 

Elle ne retient plus le tremblement

Qui, chaque jour, lui rend la vie plus rude.

Elle trottine délicatement

Tout au long des heures, sans  lassitude.

 

Elle s’active, sans relâchement.

Elle s’épuise jusqu’à l’hébétude

Elle veut masquer sa décrépitude

Et faire oublier son accablement.


Elle trottine délicatement.

Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Dimanche 12 juillet 2009



Trois coquelicots
dans leur habit rouge flamme
colline éclairée



Pour le thème de la semaine" rouge" un haïku que j'avais écrit il y a déjà quelques temps.
Un petit coucou  en passant.....

Par Jacqueline
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mercredi 1 juillet 2009


Le soir à la veillée grand-mère racontait

L’histoire d’un géant terrible et magnifique

Où celle de la bête affreuse et maléfique

Qui, aimant les humains, dans son antre emportait

 

La moindre créature et là, la dégustait.

Cette histoire infernale au dénouement tragique

                   Avait pour nous enfants  une couleur magique                          
Qui nous impressionnait et  nous épouvantait

 

Chacun voyait la bête et griffue et ailée

Dotée d’une puissance encore inégalée

Mémé n’oubliait pas le détail redondant

 

Qui  en faisait  un monstre enchanteur et horrible

Il était la vedette aux yeux des plus terribles.

Il avait nom connu : la bête du Gévaudan.

Thème de la semaine chez Impromptus

Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Mardi 30 juin 2009


Le vent soufflait dans tes cheveux

Ta nuque avait un parfum d’ambre

Je me surpris  à faire un vœu

 

Un samedi soir sur la terre

 

La grand-mère gardait la chambre

Elle ne voulait plus bouger

On était alors en  décembre

 

Un samedi soir sur la terre

 

Il n’avait plus rien à manger

Dans son pays, c’était la guerre

Il aurait voulu tout changer.

 

Un samedi soir sur la terre.

 

 Elle était heureuse naguère

Elle entend encor son aveu

Mais elle n’espère plus guère

 

Le vent flottait dans ses  cheveux

Un samedi soir sur la terre

Sur une suggestion d' Oiseau Lyre ( Déborah)

Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Lundi 29 juin 2009



 Un défi déjà ancien chez Abeilles50






 

J’aime les macarons, la crème et le nougat

J’apprécie les fruits frais, au sucre ou bien nature

Je goûte cependant la bonne confiture

J’évite la vodka, le vin, le "pastaga".

 

J’aime la natation, le vélo, le yoga

J’apprécie la lecture et la littérature

Je goûte également le roman d’aventure.

J’évite les censeurs, la maison "poulaga".

 

 De la vie au grand air,  toujours, je me régale

 Et même si ma chère est souvent bien frugale

D’un bon mets délicat, j’apprécie le fumet.

 

Je consomme la vie en grignotant chaque heure

De chaque évènement, j’observe la gageure.

Je ne suis pas gourmand, je suis plutôt gourmet

Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Samedi 27 juin 2009

Bernard Buffet - Le boudoir - 1987



Dans le petit boudoir de Mademoiselle Aude

Le décor est feutré, les regards sont discrets

On y échange bien de multiples secrets

La maîtresse des lieux  pourtant n’est pas faraude.

 

Dans le petit boudoir de Mademoiselle Aude

On n’y tire jamais ni sabre ni fleuret

On ne s’enivre pas non plus de vin clairet.

Elle ne souffre pas qu’ainsi on se galvaude.

 

Quand même en ce boudoir, disent les bonnes gens

Ni Aude ni ses pairs n’y manquent d’entregent

Et pour y accéder, il faut faire révérence.

 

A cette condition, vous pourrez vous flatter

D’être de ce  beau monde et de tous épater

Par votre savoir-faire  et par votre élégance.

 

** Thème de la semaine chez   Impromptus littéraires
Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 17 juin 2009






Elle s’avance, la note gracile

Elle pénètre là dans ton cerveau

Pour un  temps elle y élit domicile

Et sans fin dévide son écheveau.

 

Elle virevolte  la   mélodie

 Dans ses accents profonds et harmonieux

Faut-il  voir une  noire tragédie

Ou bien une romance d’amoureux ?

 

 Il n’est question que d’amour  romantique

Dans la barcarolle du gondolier

Alors que sourd  la note humoristique

De  la ritournelle du chansonnier

 

Par sa berceuse la  vieille nourrice

Clame l’adoration du nourrisson

Et calme du même élan le caprice

Qui  ébranle ce petit enfançon

 

C’est la petite musique de vie,

Qui nous accompagne au long du chemin

Elle palpite au gré de nos envies

Et  se conserve sur un parchemin.


Sur une invitation ( déjà ancienne) de L'oiseau-lyre( Déborah)
Par Jakline
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés