pour Impromptus

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 17:12

 

Pablo est au piano,

Il plaque des accords

Pendant que Joan

Fait un dernier raccord.

Léon est au violon

S’élève un vibrato

Pendant que Joan

De son  talon

Marque  le tempo.

La belle Joan

Dans son fourreau

Intemporel

Regarde Pablo

Bel hidalgo

Admire Léon

Joli garçon

Que fera-t-elle ?

Après la danse, ce soir

Comme tous les autres soirs

Il lui faudra décider

Qui de Léon ou de Pablo

Qui de Pablo ou de Léon

Elle aura envie d’accompagner…

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 21:15

Je ficelle mes rancœurs,

Je les attache, bien serrées

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

J’enrubanne mes bonheurs,

Je les enroule, bien calés.

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

J’empaquette mes douleurs.

Je les camoufle, bien lissées.

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

J’enveloppe mes rougeurs.

Je les onguente, bien enrobées.

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

Je capture  mes  rondeurs.

Je les  enserre, bien émoussées.

Vite un nœud

Que je jette  dans le bac.

 

Je dissimule mes noirceurs.

Je les garde, bien effacées.

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

Je colmate mes ardeurs.

Je les orne, bien ficelées.

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

Je méprise les rumeurs.

Je les écarte, bien drossées.

Vite un nœud

Que je jette dans le bac.

 

Et de ce bac de nœuds

Tout de bric et de broc

Que puis-je bien en faire

Maintenant ?

**Photo gentiment prêtée par Pandora pour une suggestion des Impromptus

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 17:43




Ses doigts effilés aux ongles soignés caressaient le beau vêtement  à la dentelle fine et riche. Elle pouvait être fière et honorée qu’Il lui eût fait un tel présent pour son anniversaire.

Ses doigts effilés aux ongles soignés s’imprégnaient de la douceur, du confort  de ce tissu d’une élégance rare. Elle n’aurait que du plaisir à revêtir une telle parure.

Ses doigts effilés aux ongles soignés quittèrent cette étoffe précieuse pour s’attarder un instant sur l’affreux voile noir qu’il lui faudrait bien accepter de porter sur la dentelle  et… qui lui donnerait l’air d’une pauvre hirondelle aux ailes rognées.

Ses longs doigts effilés aux ongles soignés repoussaient cette burqa  innommable ; même si sa raison lui soufflait qu’elle n’avait pas le choix.

** Cette semaine, Impromptus nous suggérait cet incipit

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 22:32


Cette semaine, chez Impromptus, il nous fallait inventer une contrée imaginaire.



S’il me fallait réciter l’abécédaire

d’une contrée imaginaire,

Je dirais :

A-     Arbitraire

B-      Bibliothécaire

C-      Crépusculaire

D-     Débonnaire

E-      Épistolaire

F-      Funiculaire

G-     Glossaire

H-     Humanitaire

I-        Insulaire

J-       Jubilaire

K-      …ractère

L-       Limonaire

M-   Moustiquaire

N-     Nonagénaire

O-     Orbiculaire

P-      Planétaire

Q-     Quadrangulaire

R-      Réticulaire

S-      Syllabaire

T-      Tentaculaire

U-     Ubiquitaire

V-     Vulnéraire

W-   Woofer

X-      -tra-ordinaire

Y-      Y’a la mer

Z-      Zut ! j’aère…

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 00:57



En Angleterre la reine mère

 A longtemps  décoiffé la chronique

Le Prince consort détient le record

De longévité. Le Prince Charles

Et Camilla, au pays de Galles

N’ont plus le moindre désaccord

Tandis que sur le mode harmonique

Les Beattles et leur sous marin vert

N’ont pas cessé d’appeler à l’aide.

 

In England the Queen Mother

had for long time defray chronicle

Prince consort holds the record

of longevity. Prince Charles

 and Camilla, in Wales

No longer have any disagreement

While on the harmonic mode

The Beatles and their yellow submarine

Have not ceased to call for help.

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 06 2009 23:07


Narcisse -Le Caravage 1598-1599( source: Wikipedia)


Il s’est dépêché de  disparaître

Avant que l’erreur ait un visage

Il avait peur de voir apparaître

Tout au fond du miroir son image.

 

Il aurait voulu fermer la cage

Ne plus jamais voir réapparaître

Du temps et de l’âge les outrages.

Il s’est dépêché de disparaître

 

Avant d’être happé dans les rouages

De la société et du paraître

Il n’était plus que vagabondage

A la folle quête du bien-être.

Consigne chez Impromptus

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : Inspirations poétiques
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 05 2009 00:09


 photo sur :www.ac-grenoble.fr

J’aurais pu vous parler escarpins, espadrilles ou même sandales ou mocassins ; non aujourd’hui je vais vous conter l’histoire d’une paire de galoches et d’un petit paysan qui avait dix ans en 1930.

Quand il vivait à la ferme de ses parents, les mauvais jours de froid ou pluie, il se déplaçait en sabots, les meilleurs jours, il allait libre, pieds nus.

Les jours les plus ennuyeux, c’étaient les jours d’école : le maître exigeait que l’on portât des galoches, des galoches aux semelles cloutées et aux tiges raides qui blessaient la cheville.

Ce petit paysan- mon père- comme les  autres enfants de cette école de campagne, devait- à son corps défendant- se conformer à la règle. Il avait cependant trouvé une solution qui satisfaisait le maître et ménageait ses chevilles. De la maison à l’école – et de l’école à la maison-  qui étaient éloignées de quatre kilomètres, il portait ses galoches sur l’épaule, attachées à un bout de ficelle… ce qui représentait un double avantage : ses pieds n’étaient pas blessés et il réalisait des économies  substantielles, ce qui était fort apprécié de ses parents.

Il s’empressait d’enfiler les engins de torture juste avant de franchir le portillon de l’école et… il s’évertuait à les faire « sonner » très fort sur les pavés car il avait remarqué que cela irritait fort le maître.  Une vengeance d’enfant  ou déjà un signe manifeste d’un  penchant « anar » qui s’est confirmé par la suite ?  Quand il m’a raconté cette histoire il n’y a pas si longtemps, ses yeux riaient encore.


Le môme aux galoches
sous ses allures de Gavroche
cherchait les taloches

Thème de la semaine chez impromptus litteraires

Par Jakline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : La récréa - Bigornette
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 05 2009 00:03


Petite musique de vie,

Ce n’est pas musique de nuit.

A l’aube, elle naît et s’envole

En rondes belles et frivoles.

Au zénith, elle enfle et palpite

En un triolet qui crépite.

Au crépuscule, elle périt

En un soupir qui se flétrit.

Par Jacqueline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 05 2009 01:27

Tout est relatif :

Pourquoi un nombre négatif

Qui suit un signe négatif

Donne un résultat positif

Alors qu’un signe positif

Suivi d’un nombre négatif

Donne un résultat négatif ?

Mon petit fils de onze ans

S’efforce en ce moment

D’affronter- avec succès- ce jeu subtil

Inhérent aux nombres relatifs.

Avec succès ? Tout est relatif…


Par Jacqueline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : La récréa - Bigornette
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 05 2009 00:50

 

 

Si tu fais preuve d’un peu d’astuce

Tu trouves tout au Marché aux puces

Guenilles, fripes et vieux gibus.

 

Si tu fréquentes les brocantes

Si tu sais te montrer convaincante

Tu fais des affaires percutantes.

 

Si tu choisis les vide- greniers

Qui germent dès les jours printaniers

Tu peux, sans souci, remplir ton panier.

 

Mais, attention à ton thalamus,

Le syndrome du Marché aux puces

S’attrape plus vite qu’un virus !

 

Par Jacqueline - Publié dans : pour Impromptus - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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